vie de poète numérique

30 octobre 2018

La Sirène

Levant le nez de mes pensées                               

C’est ce jour là que j’ai croisé

Une merveille de  jeune   sirène

Qui sortait à l’instant  de la mer  **soleil !

Avec sur ses cheveux un diadème  *** oh !

Aux yeux des gouttelettes d’eau.*           *eau !

Rien d’étonnant en ces endroits *        *flots

Ou tant de montagnes se noient*       *larmoyants

De croiser des sirènes   ***                  * sereines sirènes

Qui se promènent  ****                       *m’entraînent

Quelques fois !    ***                       *on les voit       

Le plus surprenant  ***                 *parfois

C’est d’emboiter leur pas*           *leur pas

Sans le moindre embarras*         *je crois

Le monde est étonnant  *        *et pourtant

Et nous voilà partant*           *emportant

Je ne sais pour où  **         *je ne sais où         

Bras  par-dessus   **       *Bras dessus

Ou  par-dessous  **        *Bras dessous

Rouge aux joues**         *carcajous enjoués

Soleil dans l’âme*     *    *seul œil à larmes

La joie au cœur*      **      *et cœurs si soyeux

Et du bonheur*     *oui *      *n’est-ce pas un leurre ?

A partager  *        *aussi*          *Jusqu’à toucher le fond !

                  ********            *********

 

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Sites de rencontre

 

 

 

Ce sont en sorte des magasins

Ou chacun est à son avantage

On y vend de la viande humaine

Sur pied

Comprenez !

Ce n’est pas chaque matin

Qu’on va badaud, sur la plage

Ou dans les fêtes foraines

Allez

Venez !

Admirez ce profil

Ne perdez pas le fil.

Mes photos en quadrichromie

Pas banales ! Faites pour les amis

Qui ne vont pas manquer

De venir me complimenter

Combien de « Like »

Pour ce papy

En chapeau claque…

Aujourd’hui !

 

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Le portable, le Patou et les cachous

Le Portable, le Patou et les cachous

  • Une aventure numérique exutoire
  • HOBO
 

 


  •  

Apparition

 

J’ai vu un homme courir au travers des montagnes

Criant aux quatre vents : Viviane !, Viviane !

Et le vent toujours

De répondre… Toujours !

Ça tombera dans l’oreille d’un sourd !

Ça tombera dans l’oreille d’un sourd. 

 

Au café, Viviane

 

Elle, c’est ma compagne

Souple et vivace comme une liane.

Au soleil, nonchalants, attablés

Nous buvons du bon champagne rosé

Flute ! j’ai renversé ma flûte

Mais même si je suis un peu nul !

J’avais bu déjà toutes les bulles.

 

Au café, le chien

 

Il faut toujours se méfier des téléphones portables !

Moi, mon chien a avalé le mien

Et depuis tantôt il sonne et tantôt il aboie

Il est là qui glapit, aux aguets sous la table

Si je vois bien

C’est mon champagne qu’il boit.

La langue dans la flaque

Il rote fort et le hic

Ce sont ses rôts héroïques.

Il fait un tel raffut

Que toute la populace me tombe dessus…

Chacun y va de son conseil

Les blancs-becs et les cartes vermeil.

Excédé, je me lève et prends mon air chafouin

Criant : Allez vous nous lâcher les baskets à la fin !

Auparavant ma belle Viviane était partie

Au cinoche se faire une toile avec une amie.

 

Au café, action

 

Mon téléphone est un tout petit no quia

Et mon chien lui un très gros Patou

S’il faut laisser faire la nature

Qu’on l’aide un peu, c’est plus sûr

Je sors d’une des poches de mon gilet Fuchsia

Quelques graines d’hellébore que j’avais là

Je tends ma main en coupe,

Il flaire, hume et happe

Tout en remuant la croupe,

Sa langue comme une râpe.

 

Le trottoir conclusion

 

Bientôt une déjection fétide

Sonne sur le trottoir

Passe un moto-crotteur  avide

Et plein d’espoir

Et hop c’est dans la boite !

Tiens, ça s’arrête de sonner

C’était ma Vivi, vite je quémande

Je fais les yeux doux !

Il a les yeux flous…

Peut-être un coup de mou ?

Il me tend son portable

J’épèle, je compose, j’écoute

Il n’y a pas d’abonné

Au numéro que vous avez demandé ?

Alors ça c’est incroyable !

 

Viviane la détresse

 

Mon chien sur les talons

Nous détalons

Traversant le quartier

Squatté tout tagué

Longeant la vieille cabine

Qui est une quasi ruine

Mais se met à sonner

J’y rentre un peu éberlué

C’est Vivi effondrée

C’est Vivi affolée

C’est Vivi esseulée

Qui pleure dans l’écouteur

Hélas ! Oh ma douleur !

…………………………………………………………

En sortant du ciné,

J’ai sorti mon mouchoir

Et là, bien vu ! Elle éternue

Sûr ! Elle surjoue, mon ingénue

Et … J’ai perdu mes clefs

Et je suis là toute seule sur le paalier 

Et je ne sais pas quoi faire de moha…

Ou est tu quand j’ai besoin de toha…

T’inquiètes Vivi, je cours, je vole, j’arrive !

Drôle l’accent auvergnat quand elle est émotive !

Nous traversons le marché

Je cours, je saute, Je glisse

Sur une montagne de cucurbites,

Assez les cucurbites assez !

Le chien s’y rue aussi, complice

Je décampe sans demander mon reste

Fuyant le forain furieux ; Comme la peste.

J’arrive au quatrième

Quatre à quatre les escaliers

Pas le moins du monde essoufflé

Des baisers, encore un, le treizième

Des baisers enfiévrés,

Ma Vivi toute calmée.

 

Epilogue

 

En terrasse, nonchalants, attablés

Nous buvons du bon champagne rosé

Flute ! J’ai renversé ma flûte

Soupirs ! Encore

Le chien s’approche

Je rugis : ça suffit

Il se fige tout contrit

Et puis fait la toupie,

Essayant d’attraper sa queue

Tournant comme un derviche

Allez vite à la niche

Sacrebleu !

Soupirs !

 

Avec dans l’ordre d’apparition

Apparition.  Probablement moi dans un univers perpendiculaire

Viviane. Vivi, rencontrée sur internet, auvergnate au charme dévastateur

Le chien. C’est un Patou, chien de protection  qui s’appelle… Patou… Et qui adore les cachous

Le téléphone. Un no quia , à cause de la protection sur les marques

Hellébore (fétide). Une plante qui n’existe pas que dans les fables

Moto-crotteur. Trognon dans sa combi fluo couleur crotte de chameau

La vieille cabine. Une relique PTT, 15 centimètres d’épaisseur d’affiches en millefeuille

Le marché. Typique mais qui sent le poisson avarié

Le champagne rosé. Pas de marque, pas de publicité

Les cachous. Expurgés du texte pour la santé des dents du Patou

ET surtout. Google assistant dans le rôle de l’accent auvergnat... (C’est  nul !)

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